Parce que c’est une belle au bois dormant de 43 ans, Aberlour 1967

03Oct10

Prenez un whisky déjà réputé pour sa grande qualité, laissez le reposer dans un fût de bourbon pendant 43 ans, et vous obtenez l’un des whiskies les plus uniques du moment.

Un espèce de moment extraterrien à te scotcher dans ton fauteuil club !

On accueille donc avec la bienséance nécessaire ce Aberlour 1967.

Notre ami Aberlour nous vient d’Écosse, et plus précisément de la région des Speysides. Pour info son nom pourrait se traduire par “la bouche du ruisseau qui murmure“, n’est-ce pas migon ! Fondée en 1879, Aberlour a très rapidement su gagner ses galons de grande distillerie. Une nouvelle fois, elle semble le prouver avec ce 1967 qui a patienté tranquillement pendant près d’un demi-siècle ; les Master distillers d’Aberlour jouant les beefeaters locaux !

Pendant tout ce temps, ce sont les anges qui ont dû en profiter ! Mais avec 47,9°, ils nous en ont laissé suffisamment ; la patine des âges n’a pas tout retiré.

Pour célébrer ce produit d’exception, Aberlour a créé un coffret contenant une bouteille 1967 bien sûr, une bouteille d’eau minérale d’Écosse, 4 verres en cristal Saint-louis, spécialement conçus pour l’occasion, un doseur lui aussi en cristal et un plateau. À 9000 € le coffret, vous voilà une idée si vous souhaitez me faire un cadeau de noël !

Pour la petite histoire, le doseur sert à composer le juste assemblage entre whisky et eau minérale ; il serait dommage de noyer les saveurs subtiles d’un tel whisky.

Et justement, quelles nuances allez-vous retrouver dans un whisky de 43 ans d’âge… Je vous livre les notes de dégustation. Si vous avez la chance de le déguster, vous me direz si vous les retrouvez .

ROBE : Or soutenu avec des reflets tilleul chatoyants. Belle limpidité.

NEZ : Parfumé, intense, gourmand. Tout en volutes suaves et crémeuses. Cire d’abeille, crème à la noix de coco. Mandarine fraîche. Touche de chocolat blanc. Fruits mûrs et juteux. Pêche jaune et abricot. Etonnante fraîcheur sur des arômes d’herboristerie. Estragon infusé dans un sirop vanillé. Poivre blanc muntoc.
BOUCHE : Croustillante, presque rêche comme du taffetas. Le moelleux s’installe lentement. Notes de vétiver et de noix sèche. Le chêne, mêlé à l’écorce de cédrat, dévoile sa patine avec fermeté et élégance.

FINALE : Sèche, épicée. Gingembre en poudre, poivre séchouan. Elle s’évanouit doucement sur des notes apaisées de lait d’amande.

Et parce qu’un bonheur ne vient jamais seul, un restaurant éphémère va être créé pour l’occasion. Sur un concept de l’agence Sowine, le Aberlour Hunting Club vous propose de marier gastronomie du gibier et Single Malts Aberlour. En préambule, vous pourrez déguster ce fameux 1967.

Il ouvrira ses portes du 3 au 7 novembre 2010 au sein du Club de la Maison de la Chasse et de la Nature (le 3 novembre étant la Saint-Hubert, le saint patron des chasseurs).  Il fallait bien un chef écossais pour relever le défi. Marcello Tully, chef étoilé du Kinloch Lodge sur l’île de Skye en Écosse, a répondu à l’appel et a composé ce menu particulier, jugez plutôt :


A coup sûr un sacré voyage où tout nos sens seront mis à contribution, quoi de plus agréable, non ?!

Réservations à partir du 18 octobre 2010, 120 € par personne, limité à 30 couverts par soir.

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