Parce que plus c’est long, plus c’est bon, Pichon Longueville Comtesse de Lalande

23Sep10

Avec un titre aussi racoleur, j’espère augmenter le taux de clics ! Pas de Eyes Wide Shut en vue cependant, juste une très belle dégustation des vins de ce château dans la wine gallery de Bordeaux, Max Bordeaux.

Après Cheval Blanc (cf. le résumé ici), c’est au tour de la rive gauche d’être à l’honneur avec ce deuxième cru classé, situé sur l’appellation Pauillac. Thomas Dô Chi Nam, le directeur technique du Château avait fait le déplacement pour nous présenter de façon très pédagogique les subtilités des différentes cuvées.

La présentation « en chiffres » de Pichon Longueville Comtesse de Lalande pourrait se traduire ainsi :
– Superficie : 87 hectares.
– Encépagement : 45% Cabernet Sauvignon, 35% Merlot, 12% Cabernet Franc, 8% Petit Verdot.
– Rendement : 35 à 40 hl/ha.
– Terroir : Graves du quaternaire sur argiles.

Il est à noter que 11 ha sont situés sur la commune de Saint-Julien.
Cette caractéristique place Pichon Longueville Comtesse de Lalande comme le château le plus au sud de l’appellation Pauillac.

Et cela se ressent dans les vins, plus élégants que la plupart de Pauillac, une sorte de trait d’union entre les appellations Saint-Julien et Pauillac.
Au programme : La Réserve de la Comtesse 2003 et 2007 (2° vin de PLCdL) et Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1996, 2001 et 2008.

Le second vin, que cela soit en 2003 ou 2007, est déjà assez ouvert mais peut encore très bien se garder quelques années. Dans l’ensemble, le fruit domine (fruits rouges, framboise pour le 2007 et fruits très murs, pêche écrasée pour le 2003) avec des notes également d’herbes aromatiques pour le 2007 et un peu de réglisse pour le 2003.

Déguster le 2008 d’un deuxième cru classé, c’est découvrir un vin qui vient juste de finir son élevage, autant dire qu’il doit être totalement fermé.
En fait, on retrouve bien sûr une puissance tannique en bouche et des notes florales mais la finesse et l’élégance nous permet de passer un très bon moment !

Quant aux millésimes 2001 et 1996, je me serais peut-être trompé dans le choix du plus vieux. Les deux resplendissent de jeunesse ; leurs bouches sont rondes et caressantes. La fraicheur est toujours présente comme si elle était restée en stand by, sans être ni trop présente, ni effacée.

Je m’étais fait la remarque avec Cheval Blanc et là c’est exactement pareil.
Ces nectars, que l’on considère comme des grands vins, nous offrent des moments extraterriens à chaque étape de leur évolution. Ils apportent cette fraicheur subtile qui les rend ni trop lourds ni trop insipides dans leur jeunesse, tout en offrant une longueur en bouche qui nous permet de faire durer le plaisir.
Et bien sûr, ils nous permettent de les ouvrir de très nombreuses années après et y découvrir d’autres vins aux notes plus complexes mais toujours dans un style cajoleur et envoutant.

Le mois prochain nous retournons rive droite il paraît, vivement le 14 octobre.

www.pichon-lalande.com –  maxbordeaux.com

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